Si on se fie aux prévisions météorologiques pour la semaine à venir, nos régions seront soumises à des températures élevées. Faisons le point sur les obligations auxquelles sont soumis nos établissements.
Un décret qui précise et renforce les mesures de prévention
Commençons par les salariés de droit privé. Un décret du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur précise les obligations de l’employeur. Il est stipulé que celui-ci doit prendre des mesures.
Une attention doit être portée à l’exposition au soleil ou à la chaleur et à l’agencement des lieux de travail. Il doit s’assurer de la fourniture d’eau fraîche. A noter que si l’eau courante est potable, l’obligation est remplie.
Ces mesures entrent en vigueur quand les seuils de vigilance météorologique du dispositif développé par Météo-France sont atteints. Ces seuils sont fixés à partir de variables départementales.

Un sujet pour le CSE et le Document unique
Lorsque l’employeur est informé de ce qu’un salarié est particulièrement vulnérable à des conditions de chaleur intense, il doit adopter des mesures de prévention.
Par ailleurs,le risque de fortes chaleurs doit être intégré dans le DUERP (Document unique d’évaluation des risques professionnels). Le CSE doit être consulté sur ce point, L’instance de représentation du personnel contribue à l’analyse des risques professionnels.
Dans nos établissements, peu de salariés sont directement menacés par de fortes chaleurs, en comparaison des salariés du bâtiment ou du monde agricole. Toutefois, les surveillances sur la pause du midi ou les cours dans des locaux exposés et mal isolés sont des situations fréquemment évoquées par des collègues.
Des recommandations et de la vigilance pour l’accueil des élèves
Pour l’accueil des élèves, il n’existe pas un seuil de température qui déclencherait automatiquement une annulation des cours. Les mesures relèvent surtout du domaine de la vigilance et de l’information. Ce sont des recommandations reçues par les chefs d’établissement.
D’une part, ils devront être à l’écoute des directives transmises par les autorités académiques et préfectorales. D’autre part, il leur appartient d’apprécier l’opportunité de maintenir ou d’annuler une sortie, une activité, un cours, au regard des risques. Il leur est demandé d’avoir une attention particulière pour les élèves les plus jeunes et les plus fragiles.
Sur ce dernier point, nous soulignons qu’il s’agit d’une attitude qui devrait être partagée par l’ensemble des personnels, sans que cela soit inscrit dans un texte de loi. Porter attention aux élèves et aux collègues. Repérer et signaler une situation inquiétante. La prévention est l’affaire de tous.
