Lors d’une actualité du 14 octobre, nous vous faisions part des propositions du ministère de l’Education nationale sur l’utilisation de l’enveloppe dédiée à la revalorisation salariale des personnels.

https://spelc-centre-poitou-charentes.fr/14-10-2020-revalorisation-des-salaires-les-propositions-du-ministere-de-leducation-nationale/

Après une rencontre avec les organisations syndicales, Jean-Michel Blanquer a rendu ses arbitrages le lundi 16 novembre, dans le cadre du « Grenelle de l’éducation ».

La prime dite d’attractivité concernera les enseignants en début de carrière jusqu’au 7ème échelon maximum quel que soit le corps de rattachement.

Elle sera dégressive avec l’ancienneté comme par exemple :

  • Au 2ème échelon : environ 100 euros net en plus par mois
  • Au 3ème échelon : environ 89 euros net en plus par mois
  • Au 7ème échelon : environ 35 euros net en plus par mois

A l’arrivée, elle ne concernera que 31% des enseignants. Cette prime sera versée à partir du mois de mai 2021.

La prime de 150 euros par an pour l’équipement informatique sera fixe. Elle concernera tous les enseignants, titulaires, stagiaires ou délégués auxiliaires. Cette prime sera pérenne, elle sera versée chaque mois de janvier.

Dernière décision qui peut avoir une conséquence sur le bulletin de salaire des enseignants plus anciens : actuellement de 17%, le taux de passage à la hors classe atteindra 18% au niveau national. Cette hausse ne garantit pas une promotion supplémentaire pour le premier degré dans certains départements.

Les responsables du Spelc Centre Poitou-Charentes regrettent que la prime d’attractivité ne concerne que les premiers échelons. Ils doutent que le montant suscite des vocations auprès de futurs enseignants.

Les responsables du Spelc Centre Poitou-Charentes apprécient le pas effectué avec la prime d’équipement informatique malgré la somme modique.

Pour les responsables, ces mesures qui ressemblent plus à « un os qu’on donne à ronger » qu’à une véritable revalorisation, en particulier dans le contexte de la crise sanitaire où il est toujours demandé plus.